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Les évènements racontés par les Présidents
et les auteurs du livre "L'Argent Solidaire".
L'entretien mené par Monsieur Gérard
(page 295 et suivante) avec les Messieurs Présidents Joguet
et Arrivé et Monsieur Daurensan, Directeur Général.
Gérard :
Vous le savez sans doute les historiens ne sont pas spécialement
à l' aise dans la période la plus récente.
Aussi avons nous préféré nous arrêter
à l' époque de votre arrivée quitte à
vous interroger maintenant sur le temps présent sur votre
propre action et sur l'avenir que vous entendez dessiner à
l'entreprise.
Vous avez été portés ensemble à la tête
du CMO avec seulement un an de décalage. Messieurs Joguet
et Arrivé vous avez d' abord eu à gérer une
crise et lui avez trouvé une issue somme toute moins douloureuse
que celle que vous suggéraient les cabinets conseils. Vous
Monsieur Daurensan vous avez reçu la délicate mission
de donner à l' entreprise un nouveau souffle. Les résultats
parlent d' eux mêmes : le CMO a réussi sa mutation
.
etc...
Daurensan :
des bruits avaient couru
que les présidents voulaient devenir Présidents Directeurs
Généraux
..
Gérard : J'aimerais
vous demander quelles réalisations communes vous tiennent
à cur.
Joguet : Pour le financier
que je suis c'est la remise en ordre de la maison c'est un problème
de cet ordre qui nous a conduits à nous séparer de
notre précédent Directeur Général et
puis aussi d'avoir arrêter de fermer des caisses et même
d'en ouvrir de nouvelles.
Arrivé : Tout
le monde sentait que notre maison allait à vau-leau. L'important
avec Monsieur Daurensan a été de recréer la
confiance des élus aussi bien que des salariés et
de dessiner de grandes orientations. La plus belle expression de
cette confiance réciproque ça été de
voir les employés à plus de 86 % accepter une baisse
de salaire pour pouvoir embaucher des jeunes grâce à
la loi Robien. C'est un témoignage exceptionnel de solidarité
Gérard : Vous êtes fier de constater
que l'esprit mutualiste qui animait les administrateurs soit donc
passé parmi les salariés.
Arrivé : Ils l'ont
toujours eu mais ils avaient perdu confiance Il manquait un véritable
patron.
Daurensan : Vous savez
redresser une entreprise en deux ans ce n' est pas si difficile
que ça
j' ai donc redressé la maison sans imposer
le plan social que préconisait certains consultants.
Ma récompense c'est quand on m' a dit "avec vous on
sait où on va".
Par ailleurs la communication qui était rompue entre les
Lrésidents et la direction de l'entreprise a été
complètement rétablie et avec elle prééminence
du conseil d'Administration Fédéral.
Joguet : Il a quand même
fallu six mois pour faire comprendre à tout le monde l'étendue
des problèmes aux quels nous nous heurtions.
Arrivé : Personnellement
si j'avais su à quoi je m'engageais je n'aurais pas été
candidat.
Après il a fallu assumer. Effectivement les conseillers extérieurs
nous avait assuré qu'il fallait tailler à la hache
? Ca m'a choqué parce que le mutualisme on respecte les gens.
Nous nous sommes donc limités à nous séparer
de trois personnes.
Gérard : Aujourd'hui
la page est tournée. J'aimerais maintenant que vous parliez
du CMO aujourd'hui ....
vous le savez sans doute les historiens
ne sont pas spécialement à l' aise dans la période
la plus récente. Aussi avons nous préféré
nous arrêter à l' époque de votre arrivée
.
Etrange manière d'écrire l'histoire : en guise de
préambule dire que l'on n'est pas à l'aise, qu'on
ne peut décrypter les évènements et poursuivre
en étant capable, et cela 10 ans après les évènements,
de ne présenter que le "communiqué officiel",
"la version Présidentielle"
pour leur conférer
une vérité Historique, et l'historien tourne lui même
la page la version officielle étant scellée dans l'
Histoire.
Monsieur Daurensan connaît bien le Crédit
Mutuel puisqu'il s'était opposé à l'informatisation
du Crédit Mutuel Océan quand il était au CTICMO,
centre informatique qui gérait les Fédérations,
qu'il a du quitter par la suite. Puis recruté par la Fédération
du Crédit Mutuel de Nantes, il a encore du faire ses valises
Qui a dit que les Présidents voulaient être
PDG ? C'est à mourir de rire ! Mais par contre ils en voulaient
le salaire, la voiture et beaucoup plus, sans la compétence
et les charges. Ils l'ont pris.
Ayant mis tous les cadres de direction au rancard,
pour arriver à leurs fins, ce fut effectivement un désordre
monstre. L'histoire bien connu du pompier pyromane. Mais aussi des
emplois fictifs, du bénévolat bidon etc. Rien de bien
nouveau !
Il y avait un " patron "
au CMO, personne n'en a jamais douté, à commencer
par les Présidents ... mais celui-ci ne leur était
pas inféodé, ni achetable, ni comment dire "complice"
respectant quelques règles de base du mutualisme
et
de l'honnêteté.
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