Sommaire
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Morceaux Choisis
L'Interview Virtuelle

Préambule
Les Evénements de 1991
La Danse du Scalp
Rumeurs en
Charente Maritime
Les Années 1978/1990
Les Caisses Rurales
Premières Années
Les Années de Création
Conclusion
La Marmite Magique

Notes sur les statuts du
Crédit Mutuel
L'histoire “Officielle”

   
 

 

Les Caisses Rurales
 
Le Départ
Premières Impressions
Un Audit d'Architecte
Bilan
 

 

 

 

Les Caisses Rurales en 1978
 


Des dépôts mais aucune base technique

En 1978 la Fédération collecte 3 milliards de Francs et il y a 250 Caisses. En Vendée beaucoup de Caisses n'existent que sur le papier, aucune activité, aucune réunion de Conseil, juste une Assemblée Générale annuelle le dimanche après la messe... pour maintenir artificiellement l'entité juridique car une Caisse égale une voix en Assemblée Générale. Lors du vote pour refuser la fusion ceci a du jouer un grand rôle.

En Vendée, les caisses collectent environ 40% des dépôts du département. C'est un super score mais ces dépôts sont à 80% en Livrets alors que c'est le compte chèque qui se développe désormais dans le monde bancaire. De plus la Confédération Nationale, à la suite de contentieux a interdit aux caisses de faire des crédits professionnels aux commerçants et entreprises.

Mais pour développer le chèque, gérer les nouveaux dépôts, pouvoir financer le secteur professionnel ou suivre la réglementation du Ministère des Finances d'où commencent à sortir tous les nouveaux produits (épargne logement, sicav, monory) mais encore tout simplement pour assurer la gestion de l'entreprise Crédit Mutuel il faut un système Informatique Moderne. Qu'on le veuille ou non sans informatique performante aucune banque ne pourra se développer, c'est son existence même qui est en cause.

En 1970 c'est le début de la première révolution informatique. Or les caisses sont gérés par le CTICMO outil informatique commun, créé entre les Fédérations de l'ouest, complètement obsolète avec en plus un discours démagogique : "voyez comme nos prestations ne coûtent pas cher, comparez les à celles de L'Alsace ou du CMB etc." Evidemment si vous roulez dans une vielle voiture complètement amortie le Km ne coûte pas cher.

C'est aussi le début des années où la communication va devenir essentielle or comment communiquer, même donner une carte de visite avec comme entête "Fédération des Caisses de Vendée, Loire et Sévres" et expliquer ce que le mot Loire vient faire la dedans...

De plus, le problème du département des Deux Sèvres empeste l'atmosphère.
Dans ce département le Sud est rattaché à La Roche sur Yon, le Nord à Nantes. La Fusion avec Nantes apportait l'unité à ce département. Le refus entraîne le renouveau des hostilités entre les deux fédérations. En réalité les Vendéens et Charentais n'en ont rien à faire de cette querelle - et moi, qui découvre cette querelle d'un autre temps, pas plus. Ce n'est vraiment pas là que se joue l'avenir de la Fédération. Mais il faut bien "faire avec". Les représentants des Deux Sèvres et leur Directeur Régional Gilles De loyne mettent d'autant plus la pression qu'ils constatent l'indifférence des autres départements.

Et la Confédération Nationale qui n'a toujours pas admis la rupture de la procédure de rapprochement entre les groupes de La Roche sur Yon, Nantes et Angers ne facilite en rien l'apaisement. Elle n'a pas abandonné le projet de Fusion. D'ailleurs pour qu'un Directeur Général soit nommé dans une Fédération, il faut en principe l'agrément de la Confédération. Je n'aurais cet agrément (tout a fait formel - que des années plus tard).
Bref, quelque soit le secteur d'activités ça va dans tous les sens, chacun fait un peu ce qu'il veut, il n'y a plus aucun projet d'avenir depuis l'échec de la fusion sauf celui d'exister et La Fédération est complètement isolée au sein du Crédit Mutuel National.

C'est tout à fait l'inverse de ce que je viens de quitter au CMB : organisé, avec un projet de développement sur l' ensemble de la Bretagne. Bien sur on retrouve les pionniers, les "barons" mais les rapports entre la Fédération et les caisses sont Clairs. Les salariés ne peuvent en jouer.

Il y a heureusement Hubert Durand - que la plupart des administrateurs fédéraux n'aiment pas trop. Ils en ont une certaine crainte, le langage direct de Hubert Durand n'est pas ce qu'ils apprécient particulièrement. "Tant qu'il sera là on ne pourra rien faire et vous non plus" me dira t on plusieurs fois. Hubert me dira "vous êtes désormais le patron" et à la surprise générale s'y tiendra complètement et tout le temps. Un régal de travailler avec lui pendant trop peu de temps hélas.

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