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Un audit d'Architecte
Les plans du nouveau siège sont quasiment
prêts. Une dizaine de cadres et administrateurs participent
à un déjeuner/réunion à La Domangère
avec René Georges Goujon, l'architecte et ses collaborateurs.
Ca commence fort : Ah! encore un nouveau
Directeur ! J'espère ne pas avoir à reprendre mes
plans encore une fois !. Je le rassure aussi directement
et puis on parle, on écoute Michel Surin, qui, en fin de
réunion, donne un aperçu de ses talents de pianiste.
Bonne ambiance ! Je dis à tous ceux qui sont là, et
que je ne connais pratiquement pas (mais pour casser la glace la
chanson, la soirée chanson a toujours été un
excellent moyen) que je les inviterai bientôt a une soirée
chanson chez moi, ce sera la première et pas la dernière.
Nous allons bientôt, ma femme et moi, nous installer dans
notre maison avec nos trois enfants et j'ai du ajouter que j'avais
en plus un cheval, "Gwad Creiomin" pour lequel je recherchais un
hébergement.
Quinze jours après R.G. Goujon m'invite
a venir voir ce qu'il a trouvé pour mon cheval. Un boxe privé
à l'entrée de la forêt d'Olonne. Formidable
pour aller galoper en forêt et sur la plage. On dîne
au restaurant "Le Capitaine" aux Sables d'Olonne. On se
regarde, on se détend peu a peu, on s'apprivoise
Il
m'invite a passer chez lui prendre une coupe. Je le quitterai vers
3 ou 4 heures du matin. Cette nuit là j'ai découvert
le métier d'architecte et ... la Fédération
:
Comment construire un siège social pour
une entreprise traumatisée, qui ne sait pas où elle
va, comment elle sera dirigée, organisée, des bureaux
pour qui, pour quoi faire, des services de quelle taille, qui vont
évoluer comment ? etc.
En trois ou quatre heures R.G. Goujon m'a fait une description étonnante
de vérité - la suite le confirmera - de la situation
de la Fédération, des principaux acteurs, des conflits,
des ambitions mais aussi des richesses, des potentiels. Le meilleur
audit, et de loin, que j'ai pu avoir, le moins cher, le plus rapide
et le plus agréable !
Par la suite je l'appellerai "Maître
Goujon" le plus amicalement et avec une évidente complicité.
Ni lui, ni moi n'étant du genre à extérioriser
nos sentiments, ce "maître" était un clin
d'il, un mot de passe entre nous. Bien entendu nous avons
eu de très nombreuses occasions de nous revoir compte tenu
des chantiers qui seront engagés. On a toujours gardé
une manière plutôt directe de se parler ce qui étonnait
beaucoup "la galerie" qui assistait à une sorte
de joute oratoire, pas toujours très compréhensible
d'ailleurs pour tous et quand Michel Surin ou Bernard Tesson s'y
mettaient aussi, seuls quelques initiés, habitués
de nos débats, pouvaient comprendre ce qui se tramait. Mais
en réalité on avançait ainsi à une allure
folle notamment quand il s'est agi de construire le centre informatique.
C'est chez lui, sa propriété étant faite pour
recevoir, que j'inviterai pour fêter mes dix ans de direction,
des amis du CMO a une soirée chanson. Sacré
R.G.
Ses propos sur la Fédération
ne venaient que confirmer et éclairer sous un angle plus
concret l'analyse que m'avait faite M. de Marcellus à Paris.
Rapport de Monsieur de
Marcellus, Directeur de la Caisse Centrale du Crédit Mutuel
à Monsieur Gallichon Directeur Général de
la Confédération Nationale du Crédit Mutuel.
Visite du 1° Février 1978 a
La Roche sur Yon.
J' ai pu faire avec Monsieur Favreau
un large tout d'horizon de cette fédération qui
souffre :
- D'un manque de Direction générale
depuis le décès de Monsieur Montanari
- D'un manque d'encadrement de qualité
de certains services du siège
- D'un manque de motivation du 2° degré
et des caisses locales ce qui se traduit notamment par une faible
progression des dépôts
- D'une très grande indépendance
des caisses
- D'un mauvais climat de travail consécutif
- D'une part à l'échec de
la fusion qui a donné une priorité à l'action
"politique"
D'autre part à la prise de conscience des importants contentieux
mis-à-jour par
l'Inspection de la Confédération.
Par contre un certain nombre d' éléments
positifs ressortent :
- Les bons résultats du groupe en 1977
de l'ordre de 25 millions
- Les possibilités de développement en
Deux Sèvres et Charente Maritime
- L'excellente implantation en Vendée
- La mise au point et l'adoption par le
groupe d'un règlement financier
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