Sommaire
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Morceaux Choisis
L'Interview Virtuelle

Préambule
Les Evénements de 1991
La Danse du Scalp
Rumeurs en
Charente Maritime
Les Années 1978/1990
Les Caisses Rurales
Premières Années
Les Années de Création
Conclusion
La Marmite Magique

Notes sur les statuts du
Crédit Mutuel
L'histoire “Officielle”

   
 

 

Les Caisses Rurales
 
Le Départ
Premières Impressions
Un Audit d'Architecte
Bilan
 

 

Les Caisses Rurales en 1978
 


Un audit d'Architecte

Les plans du nouveau siège sont quasiment prêts. Une dizaine de cadres et administrateurs participent à un déjeuner/réunion à La Domangère avec René Georges Goujon, l'architecte et ses collaborateurs.

Ca commence fort : “Ah! encore un nouveau Directeur ! J'espère ne pas avoir à reprendre mes plans encore une fois !”. Je le rassure aussi directement et puis on parle, on écoute Michel Surin, qui, en fin de réunion, donne un aperçu de ses talents de pianiste. Bonne ambiance ! Je dis à tous ceux qui sont là, et que je ne connais pratiquement pas (mais pour casser la glace la chanson, la soirée chanson a toujours été un excellent moyen) que je les inviterai bientôt a une soirée chanson chez moi, ce sera la première et pas la dernière. Nous allons bientôt, ma femme et moi, nous installer dans notre maison avec nos trois enfants et j'ai du ajouter que j'avais en plus un cheval, "Gwad Creiomin" pour lequel je recherchais un hébergement.

Quinze jours après R.G. Goujon m'invite a venir voir ce qu'il a trouvé pour mon cheval. Un boxe privé à l'entrée de la forêt d'Olonne. Formidable pour aller galoper en forêt et sur la plage. On dîne au restaurant "Le Capitaine" aux Sables d'Olonne. On se regarde, on se détend peu a peu, on s'apprivoise… Il m'invite a passer chez lui prendre une coupe. Je le quitterai vers 3 ou 4 heures du matin. Cette nuit là j'ai découvert le métier d'architecte et ... la Fédération :

Comment construire un siège social pour une entreprise traumatisée, qui ne sait pas où elle va, comment elle sera dirigée, organisée, des bureaux pour qui, pour quoi faire, des services de quelle taille, qui vont évoluer comment ? etc.
En trois ou quatre heures R.G. Goujon m'a fait une description étonnante de vérité - la suite le confirmera - de la situation de la Fédération, des principaux acteurs, des conflits, des ambitions mais aussi des richesses, des potentiels. Le meilleur audit, et de loin, que j'ai pu avoir, le moins cher, le plus rapide … et le plus agréable !

Par la suite je l'appellerai "Maître Goujon" le plus amicalement et avec une évidente complicité. Ni lui, ni moi n'étant du genre à extérioriser nos sentiments, ce "maître" était un clin d'œil, un mot de passe entre nous. Bien entendu nous avons eu de très nombreuses occasions de nous revoir compte tenu des chantiers qui seront engagés. On a toujours gardé une manière plutôt directe de se parler ce qui étonnait beaucoup "la galerie" qui assistait à une sorte de joute oratoire, pas toujours très compréhensible d'ailleurs pour tous et quand Michel Surin ou Bernard Tesson s'y mettaient aussi, seuls quelques initiés, habitués de nos débats, pouvaient comprendre ce qui se tramait. Mais en réalité on avançait ainsi à une allure folle notamment quand il s'est agi de construire le centre informatique.
C'est chez lui, sa propriété étant faite pour recevoir, que j'inviterai pour fêter mes dix ans de direction, des amis du CMO a une soirée chanson. Sacré… R.G.

Ses propos sur la Fédération ne venaient que confirmer et éclairer sous un angle plus concret l'analyse que m'avait faite M. de Marcellus à Paris.


Rapport de Monsieur de Marcellus, Directeur de la Caisse Centrale du Crédit Mutuel à Monsieur Gallichon Directeur Général de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel.

Visite du 1° Février 1978 a La Roche sur Yon.

J' ai pu faire avec Monsieur Favreau un large tout d'horizon de cette fédération qui souffre :

  • D'un manque de Direction générale depuis le décès de Monsieur Montanari
  • D'un manque d'encadrement de qualité de certains services du siège
  • D'un manque de motivation du 2° degré et des caisses locales ce qui se traduit notamment par une faible progression des dépôts
  • D'une très grande indépendance des caisses
  • D'un mauvais climat de travail consécutif
  • D'une part à l'échec de la fusion qui a donné une priorité à l'action "politique"
    D'autre part à la prise de conscience des importants contentieux mis-à-jour par
    l'Inspection de la Confédération.

Par contre un certain nombre d' éléments positifs ressortent :

  • Les bons résultats du groupe en 1977 de l'ordre de 25 millions
  • Les possibilités de développement en Deux Sèvres et Charente Maritime
  • L'excellente implantation en Vendée
  • La mise au point et l'adoption par le groupe d'un règlement financier

 

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