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L'Interview Virtuelle

Préambule
Les Evénements de 1991
La Danse du Scalp
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Les Années 1978/1990
Les Caisses Rurales
Premières Années
Les Années de Création
Conclusion
La Marmite Magique

Notes sur les statuts du
Crédit Mutuel
L'histoire “Officielle”

   
 

 

Premières Années
 
Les Objectifs
Les Délégations
La Saga Informatique
Crédit Mutuel Ocean : CMO
Banque-Assurance
 

 

Premières Années
 


La Saga Informatique : Émile Berger, un grand Monsieur.

J'ai bien retenu les conseils de mes collègues du CMB. C'est bien sur vers le CTICMO que je me tourne en arrivant mais les rencontres avec les responsables du CTICMO en vue d'élaborer ensemble un projet de développement se soldent par un échec. Le CTICMO ne veut pas en entendre parler d'autant plus qu'il s'agit d'une proposition émanant de la Fédération de Vendée. Ce n'est pas demain que la Fédération de Nantes, qui prédomine au CTICMO, nous lâchera quelque chose… Il faut pourtant trouver une solution à la carence du CTICMO. Je navigue à vue, dans le brouillard, cherchant quelques points d'appui, quelques repères d'autant que l'informatique n'est vraiment pas le problème prioritaire ni des caisses ni des cadres. Pour déclencher la réflexion, le concours de Jean-Pierre Gallocher, le soutien moral de Christian Heitz seront importants ainsi que l'appui de deux ou trois administrateurs notamment Monsieur Besnard (Niort).

C'est en partant d'une idée toute simple que viendra la solution : puisque vous voulez votre indépendance, et que la Confédération, les autres fédérations de l'Ouest, notamment Nantes, n'ont de cesse de vouloir remettre en route la fusion alors prenez votre indépendance informatique. Car il suffit d'appuyer sur un bouton au CTICMO et vous ne pouvez plus fonctionner (ce qui est arrivé à la caisse de Thouars qui voulait quitter la Fédération de Nantes ). c'est sur la peur de représailles confédérales ou nantaises et non sur l'intérêt, l'urgence de se doter d'un système informatique adapté que nous allons pouvoir ouvrir le dossier, en commençant par faire adopter en Assemblée Générale de la Fédération : le principe suivant : "Le CMO ouvre la réflexion en ce qui concerne son avenir informatique". Bernard Daurensan, alors Directeur Adjoint du CTICMO quittera la salle…..

Le recrutement d'Émile Berger, la création d'une commission informatique, etc., le dossier va avancer rapidement jusqu'à la décision finale de quitter le CTICMO. Cela me vaudra de subir, encore un peu plus, les remarques désobligeantes des Fédérations voisines associées dans le CTICMO. Mais quelques années plus tard j'entendrai souvent “Heureusement que vous avez fait exploser le CTICMO”.

Pas d'informaticiens, aucun programme informatique le CTICMO ayant refusé au CMO de pouvoir utiliser ceux existants, pas de matériel ni bien sur de salle informatique. C'est un pari peu fréquent dans une banque : créer de toutes pièces un système d'information en partant de zéro. Émile Berger conduira cette opération de main de maître sachant tout à la fois communiquer avec la commission informatique et les caisses, organiser une programmation "d'enfer", négocier avec les constructeurs, recruter et motiver l'équipe des nouveaux informaticiens, suivre la construction de la salle informatique, etc. Un grand chef d'orchestre, respecté et reconnu par ses pairs bien au delà des frontières vendéennes.

Le projet s'énonce simplement :

Créer un système information qui permette au CMO de pouvoir assurer tous les services et produits souhaités par les sociétaires, réaliser toutes opérations financières, financer les entreprises, disposer d'une gestion interne efficace - par caisse locale - et accueillir tous les développements techniques que l'on peut imaginer à l'époque ( les cartes, les guichets automatiques ), et ceci en profitant le plus possible des expériences des autres banques et des constructeurs de matériels.

Quitte à créer, autant se doter du meilleur système possible. La première décision est la sélection du constructeur informatique principal, le choix est entre IBM et Bull. IBM est quasiment certain d'emporter le match puisqu'il équipe le Crédit Mutuel de Bretagne et la Fédération de Strasbourg. A cette époque l'impérialisme d'IBM s'exerce pleinement :le client doit s'équiper "tout IBM" de l'ordinateur central aux terminaux en passant par les guichets automatiques bancaires. Au cours d'un séminaire auquel IBM a invité une quinzaine de cadres, je fais part aux responsables d'IBM de la réponse de Bull -moins chère de 5 ou 6 millions de francs je crois- que nous venons de recevoir. Une grande partie de la soirée IBM matraque : “Bull ne tient jamais ses promesses, des incapables, système sans évolution possible, etc.” Bigre ! Je vais à Brest, à Strasbourg recueillir les remarques des responsables informatiques, valider notre projet. Ils me disent “partez avec Bull ce sera plus facile pour démarrer, avec IBM vous ne pourrez jamais discuter. Et, sans doute, à la prochaine génération d'ordinateur, dans 7/8 ans, vous nous rejoindrez dans le club IBM.

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