Sommaire
Pourquoi ce site ?
Morceaux Choisis
L'Interview Virtuelle

Préambule
Les Evénements de 1991
La Danse du Scalp
Rumeurs en
Charente Maritime
Les Années 1978/1990
Les Caisses Rurales
Premières Années
Les Années de Création
Conclusion
La Marmite Magique

Notes sur les statuts du
Crédit Mutuel
L'histoire “Officielle”

   
 

 

Les Années de Création
 
Point de Départ
Une Gamme de Produits Financiers
Les Particulier
Les Entreprises
Le Tourisme
L'Agriculture
 

 

 

Les Années De Création
 


Le Financement des Entreprises

Le point en 1978

En 1978 des contentieux célèbres au niveau interne ont entraîné de lourdes provisions. Ils sont au centre de nombreuses conversations notamment au sujet de la responsabilité de la caisse de la CRUEM qui regroupe bon nombre d'administrateurs fédéraux (Hubert Durand, René Mignen, Raymond Gatineau, Alexis Boisseau). Les caisses ne doivent plus financer les entreprises sur ordre de la Confédération Fédérale qui a délégué l'Inspection Confédérale pour s'assurer du respect de cette décision. En réalité tout cela est exagéré mais dans le climat "post échec de la fusion", c'est une autre façon de sanctionner la Fédération de la Roche sur Yon. La BFA (Banque Française de l'Agriculture et du Crédit Mutuel) joue un peu le rôle de conseiller technique près de notre fédération, y délègue quelques collaborateurs et accorde certains crédits au lieu et place des caisses. La BFA a pour actionnaire 7 ou 8 groupes de Crédit Mutuel (Arras, Lille, CMB, Nantes, Chateaudun, etc. ) ayant pour la plupart une activité agricole. Elle nourrit en son sein une sorte d'opposition à Théo Braun animée par les groupes d'Arras et Lille et concurrence les produits financiers de la Confédération et de la Caisse Centrale. Elle s'inscrit dans la mouvance du Crédit Mutuel sans y avoir une place officielle tout en y jouant un rôle certain, situation ambiguë bien représentative du fonctionnement ou des dysfonctionnements du Crédit Mutuel. La BFA sera au coté des "vendéens" pour les aider à passer cette pénible période...

En arrivant en 1978, je n'ai de l'économie de la région que quelques images d'Epinal : les plages noires de monde en été, une agriculture traditionnelle, sans hors sol, quant aux entreprises ... aucune idée. Quelle surprise de découvrir le tissu industriel Vendéen !
Dans les années 1950 de nombreux artisans ont commencé à développer leurs activités. Les Vendéens n'ont pas eu à se déplacer pour trouver du travail, les entreprises se sont développées à leur porte. Les artisans sont devenus des chefs d'entreprises, simplement sans faire de bruit, à la vendéenne. L'usine à la campagne est une réalité banale en ce département. Tout en donnant à leurs entreprises une dimension nationale ou internationale, ces chefs d'entreprises sont restés attachés à leur terre de naissance, à leur environnement familial, communal. Ils aiment participer, s'engager dans le vie de la cité : des chefs d'entreprises citoyens. Ils sont maires, présidents d'associations notamment sportives, amateurs de peinture, de chansons, administrateur du Crédit Mutuel ou du Crédit Agricole, etc.

Les entreprises encore détenues par la famille commencent en 1980/1990 à s'interroger car approche l'époque pour les fondateurs de passer la main. En outre communiquer, sponsoriser, faire parler de soi ce n'est pas leur problème en application du principe "pour vivre heureux vivons cachés". Bientôt dans le sillage de son bateau skippé par Philippe Poupon, améliorant ainsi considérablement la notoriété de son entreprise, Yves Gonnord, Président de Fleury Michon, va entraîner les entreprises de Vendée à s'engager dans une véritable politique de communication. Il a une fois encore ouvert la voie avec le succès que l'on sait. Foi de PRB, vainqueur du Vendée Globe ! Le plus étonnant, ce qui me marquera le plus, c'est la solidarité qui existe de manière quasi informelle entre les responsables des plus grandes entreprises ce qui engendre une sorte de dynamisme naturel. Certes ils se retrouvent à la Chambre de Commerce et d'Industrie, au Syndicat Patronal mais le quotidien est plein de choses qui ne se voient pas, dont on ne parle pas, de coups de main qui se réalisent en toute discrétion, de participations croisées, etc., sans parler des initiatives émanant d'organismes tels que CJD, ETHIC, Union Patronale, CCI et plus tard des clubs d'entreprises qui regrouperont par secteur géographique toutes les entreprises de Vendée, création à la quelle le CMO n'est pas étrangers….

On ne retrouve pas du tout le même phénomène PME en Charente Maritime. D'une part une partie importante de ce département travaille pour le Cognac et d'autre part ceux sont de grands groupes industriels qui sont installés à La Rochelle, tel Simca, et les usines ferment les unes après les autres...

 

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