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Morceaux Choisis
L'Interview Virtuelle

Préambule
Les Evénements de 1991
La Danse du Scalp
Rumeurs en
Charente Maritime
Les Années 1978/1990
Les Caisses Rurales
Premières Années
Les Années de Création
Conclusion
La Marmite Magique

Notes sur les statuts du
Crédit Mutuel
L'histoire “Officielle”

   
 

 

Rumeurs ...
 
Les Faits
Par Qui ? Pourquoi ?
On respecte les gens
 

 

 

Rumeurs en Charente Maritime
 


Par Qui ? Pourquoi ?

Qui avait intérêt à ce que René Quarti soit licencié, réduit au silence ? Et pourquoi ?

Lui a ton reproché quelle que chose avant le 20 Mai ? NON ! Bien au contraire, il a nettoyé les " contentieux " !

Les Présidents le connaissent-ils ? M. Arrivé un peu, comme Président de la Caisse Agricole il s'est rendu à Saintes. Il le tutoie. Comme ils ont eu ma tête, mis au rancard la plupart des cadres de direction, Quarti est le dernier à pouvoir être un danger pour eux. Il est récent dans l'entreprise, vient de passer plus de temps dans les salles d'opérations que dans son bureau. Néanmoins les autres cadres seront mis au rancard et lui licencié pourquoi ?

Les Administrateurs Fédéraux ? Les seules questions qu'ils me posaient concernaient sa santé “Comment va Quarti ?”. Si à plusieurs reprises les administrateurs ont évoqué le cas "Poisnet", mais jamais personne n'a parlé de Quarti.
Quant aux Présidents de caisses de Charente Maritime, constatant qu'il ne pouvait exercer ses fonctions normalement, ils ont insisté afin que je lui propose un autre poste "convenable".
Alors comment se fait-il que le 16 Mai, avant même que je ne sois moi même viré, un délégué syndical puisse informer tout le monde que le nouvel organigramme ne se mettra en place tant quand Messieurs Poisnet et Quarti seront présents ? C'est d'ailleurs la première fois que j'entends mêler le nom de Quarti à cette affaire.

Pour essayer de comprendre positionnons les ACTEURS :

Je rappelle que j'ai reçu une lettre anonyme, fin Avril, m'informant que “les Présidents et Breheret complotent contre moi”.

Breheret était responsable des engagements au Siège mais ne souhaitant pas l'ouverture que l'on voulait donner à cette direction, refusant de collaborer avec des cadres nouveaux et particulièrement compétents - sans parler d'une caution accordée à un établissement hôtelier de La Rochelle. Je ne pouvais le laisser plus longtemps à ce poste. C'est la raison pour laquelle, à la création de Sodelem, société de crédit bail créé par le CMO avec la participation d'autres fédérations, je lui en avais confié la direction avec des "collaborateurs bien à lui", qu'il pouvait choisir car n'ayant jamais pu travailler qu'avec quatre ou cinq personnes.

En 1991, j'ai décidé de lui retirer la direction de Sodelem car il doit faire face à un contentieux qui ne cesse d'augmenter (plusieurs millions de francs) avec des explications qui sont de moins en moins convaincantes. Le CMO et les autres Fédérations actionnaires doivent passer des provisions importantes. Je l'écarte de la direction pour y voir clair.

Sodelem était considéré par lui comme une voie de garage. Il n'a jamais digéré sa mutation mais à l'exception, notable, de ce contentieux il avait bien mené sa barque et réussi le développement de la société. Quant à ses sentiments à l'égard de ses anciens collègues du siège … il est inutile d'insister. Il avait eu le temps de cultiver le germe de la revanche. (L'avocat de la société Sodelem dans ce gros dossier contentieux, qui traîne, est Maître Flichy du barreau de Paris. Seul Breheret le connaît et c'est Maître Flichy qui va devenir l'avocat du CMO dans tous les dossiers … un hasard venu d'ailleurs, comme l'ascèse !)

Ainsi se forme un équipage où chaque membre a son objectif : Les présidents veulent leurs indemnités et les mains libres pour jouer au PDG ; Breheret mijote sa revanche et il connaît un avocat … un mélange explosif qui doit exploser à la figure du Directeur Général et des cadres de direction.
Les présidents Arrivé et Joguet, Breheret et quelques autres "amis" , sans doute, vont établir la liste de tous les indésirables, chaque membre du "complot" va pouvoir coucher tel ou tel nom sur cette liste. Le 16 Mai. Quarti est déjà inscrit sur les tablettes. Par qui ? Pourquoi ?

Le 22 Mai, les présidents envoient de fins limiers : Messieurs Louvel et Menet en Charente Maritime pour donner l'impression qu'il y a un dossier plein de méchantes découvertes avec un ordre de mission signé de Mr Arrivé :
La persistance des rumeurs sur la région de Saintes et concernant les agissements de Quarti est néfaste à l'image du CMO et à la motivation des salariés. Si dans un premier temps nous n'avons pas voulu attacher ni donner d'importance à ces rumeurs nous ne pouvons plus nous en désintéresser à partir du moment où celles-ci émanent des artisans concernés eux mêmes...

Monsieur Menet est un ami de Breheret, il a été son fidèle adjoint avant d'aller prendre la direction de la caisse de Saintes et si j'ai refusé de lui confier le poste de délégué, j'avais largement la possibilité d'aller jusqu'au licenciement compte tenu des faits - sans même avoir recours à la fameuse formule précitée qui aurait pu s'énoncer ainsi “en abusant de la position que vous déteniez dans l'entreprise, vous avez accordé ou tenté d'accorder des conditions avantageuses à des entreprises dans lesquelles vous aviez des intérêts personnels ou dans lesquelles vous auriez pu en avoir” mais, hélas, je ne suis pas un tueur.

En 1988, M. Kerharo, nouveau responsable des engagements à la Délégation de Charente Maritime, découvre un certain nombre de dossiers initiés par la caisse de Saintes qui méritent, pour le moins, une attention toute particulière et met un terme aux modalités d'études de dossiers qui s'étaient établies entrer entre M. Menet et l'ancien responsable des engagements - lui même actionnaire de société, ce que découvrira plus tard Quarti !. Les relations entre René Quarti et M. Menet vont dès lors se détériorer celui ci n'ayant plus les mains libres, se sentant surveillé, nourrissant à juste titre quelques craintes !

En Octobre 1990, je suis dans l'obligation d'adresser à M. Menet un nouveau rappel à l'ordre au sujet des contentieux de sa caisse. Opération que Quarti continue à piloter mais que Menet continue à ignorer :
Considérant votre absence à la réunion provoquée par M. Quarti [concernant les contentieux] comme inadmissible je vous prie de lui présenter des excuses et de lui faire part sans délai des mesures que vous avez prises afin de maîtriser les contentieux.”.
Non seulement il y a ce problème des contentieux de la caisse de Saintes, mais encore des travaux à la caisse effectuées hors des procédures habituelles et pour une part non négligeable par une entreprise dont Madame Menet est actionnaire ! Toujours des participations dans des sociétés de promotion immobilière ! La première leçon n'a servi à rien, à ceci près que les participations se font désormais sous le nom de Madame Menet. Et des rumeurs sur ses absences fréquentes ... La seule façon d'en avoir le cœur net, sur cette rumeur qui enfle est d'envoyer l'inspection à Saintes et de prendre les mesures éventuelles qui s'imposeront au vu du rapport selon les procédures habituelles, les procédures normales, celles de la vieille école, qui respecte le droit de la défense, une procédure honnête (donc ringarde).

Missionné (volontaire) pour constituer un dossier contre Quarti, M. Menet revient vers les Présidents avec des soi disantes attestations confirmant la rumeur. Ces attestations sont signées par des entrepreneurs avec qui Menet est en relation ! ainsi Mr H, qui attestera que l'escalier retiré des bureaux de la Délégation fut posé chez Mr Quarti, dirige une entreprise dans laquelle Menet est associé. Bien entendu cet escalier n'est pas chez Quarti : il a été posé dans un cabinet médical par un artisan qui en a fait la demande au cours d'une réunion de chantier. Tout est à l'avenant ! Une manipulation pure et simple de Menet, la rumeur comme les "preuves". Un dossier Bidon. La fin justifie les moyens.

Quarti en savait trop, certainement beaucoup trop. Un vrai danger pour nos fins limiers. Hors de question qu'il reste dans l'entreprise un témoin qui pourrait s'avérer particulièrement gênant, dangereux. Quarti a été ainsi mis sur "la liste" et viré comme un chien et non pas muté d'office comme les autres cadres !

En récompense de son bon "travail" Menet a accédé aux hautes responsabilités du CMO, conformément à l'équité mutualiste, version vendéenne. Il sera délégué pour la Charente Maritime et vogue le galère…

Quant à Louvel qu'est il allé faire dans cette galère ? Comment un Directeur des Relations Humaines peut-il accepter de collaborer à une telle magouille ? A-t-il été atteint par des propos aigres doux au sujet de la montagne de contentieux provisionnés au terme de l'opération menée par Quarti ? Une grosse tâche sur son bilan de délégué, au point de participer à ce genre d'opération abracadabrantesque ? Avait-il peur que certains dossiers soient déterrés ? Où est ce pour sauver sa tête, faire allégeance aux nouveaux patrons ? Je ne sais mais il lui fallait être très motivé pour accepter cette basse besogne, prendre part à cette triste mascarade.

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