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Par Qui ? Pourquoi ?
Qui avait intérêt à ce que René
Quarti soit licencié, réduit au silence ? Et pourquoi
?
Lui a ton reproché quelle que chose avant
le 20 Mai ? NON ! Bien au contraire, il a nettoyé les "
contentieux " !
Les Présidents le connaissent-ils ? M. Arrivé
un peu, comme Président de la Caisse Agricole il s'est rendu
à Saintes. Il le tutoie. Comme ils ont eu ma tête,
mis au rancard la plupart des cadres de direction, Quarti est le
dernier à pouvoir être un danger pour eux. Il est récent
dans l'entreprise, vient de passer plus de temps dans les salles
d'opérations que dans son bureau. Néanmoins les autres
cadres seront mis au rancard et lui licencié pourquoi ?
Les Administrateurs Fédéraux ? Les
seules questions qu'ils me posaient concernaient sa santé
Comment va Quarti ?. Si à plusieurs reprises
les administrateurs ont évoqué le cas "Poisnet",
mais jamais personne n'a parlé de Quarti.
Quant aux Présidents de caisses de Charente Maritime, constatant
qu'il ne pouvait exercer ses fonctions normalement, ils ont insisté
afin que je lui propose un autre poste "convenable".
Alors comment se fait-il que le 16 Mai, avant même que je
ne sois moi même viré, un délégué
syndical puisse informer tout le monde que le nouvel organigramme
ne se mettra en place tant quand Messieurs Poisnet et Quarti seront
présents ? C'est d'ailleurs la première fois que j'entends
mêler le nom de Quarti à cette affaire.
Pour essayer de comprendre positionnons les ACTEURS
:
Je rappelle que j'ai reçu une lettre anonyme,
fin Avril, m'informant que les Présidents et Breheret
complotent contre moi.
Breheret était responsable des engagements
au Siège mais ne souhaitant pas l'ouverture que l'on voulait
donner à cette direction, refusant de collaborer avec des
cadres nouveaux et particulièrement compétents - sans
parler d'une caution accordée à un établissement
hôtelier de La Rochelle. Je ne pouvais le laisser plus longtemps
à ce poste. C'est la raison pour laquelle, à la création
de Sodelem, société de crédit bail créé
par le CMO avec la participation d'autres fédérations,
je lui en avais confié la direction avec des "collaborateurs
bien à lui", qu'il pouvait choisir car n'ayant jamais
pu travailler qu'avec quatre ou cinq personnes.
En 1991, j'ai décidé de lui retirer la direction de
Sodelem car il doit faire face à un contentieux qui ne cesse
d'augmenter (plusieurs millions de francs) avec des explications
qui sont de moins en moins convaincantes. Le CMO et les autres Fédérations
actionnaires doivent passer des provisions importantes. Je l'écarte
de la direction pour y voir clair.
Sodelem était considéré par
lui comme une voie de garage. Il n'a jamais digéré
sa mutation mais à l'exception, notable, de ce contentieux
il avait bien mené sa barque et réussi le développement
de la société. Quant à ses sentiments à
l'égard de ses anciens collègues du siège
il est inutile d'insister. Il avait eu le temps de cultiver le germe
de la revanche. (L'avocat de la société Sodelem dans
ce gros dossier contentieux, qui traîne, est Maître
Flichy du barreau de Paris. Seul Breheret le connaît et c'est
Maître Flichy qui va devenir l'avocat du CMO dans tous les
dossiers
un hasard venu d'ailleurs, comme l'ascèse
!)
Ainsi se forme un équipage où chaque
membre a son objectif : Les présidents veulent leurs indemnités
et les mains libres pour jouer au PDG ; Breheret mijote sa revanche
et il connaît un avocat
un mélange explosif
qui doit exploser à la figure du Directeur Général
et des cadres de direction.
Les présidents Arrivé et Joguet, Breheret et quelques
autres "amis" , sans doute, vont établir la liste
de tous les indésirables, chaque membre du "complot"
va pouvoir coucher tel ou tel nom sur cette liste. Le 16 Mai. Quarti
est déjà inscrit sur les tablettes. Par qui ? Pourquoi
?
Le 22 Mai, les présidents envoient de fins
limiers : Messieurs Louvel et Menet en Charente Maritime pour donner
l'impression qu'il y a un dossier plein de méchantes découvertes
avec un ordre de mission signé de Mr Arrivé :
La persistance des rumeurs sur la région de Saintes
et concernant les agissements de Quarti est néfaste à
l'image du CMO et à la motivation des salariés. Si
dans un premier temps nous n'avons pas voulu attacher ni donner
d'importance à ces rumeurs nous ne pouvons plus nous en désintéresser
à partir du moment où celles-ci émanent des
artisans concernés eux mêmes...
Monsieur Menet est un ami de Breheret, il a été
son fidèle adjoint avant d'aller prendre la direction de
la caisse de Saintes et si j'ai refusé de lui confier le
poste de délégué, j'avais largement la possibilité
d'aller jusqu'au licenciement compte tenu des faits - sans même
avoir recours à la fameuse formule précitée
qui aurait pu s'énoncer ainsi en abusant de la position
que vous déteniez dans l'entreprise, vous avez accordé
ou tenté d'accorder des conditions avantageuses à
des entreprises dans lesquelles vous aviez des intérêts
personnels ou dans lesquelles vous auriez pu en avoir
mais, hélas, je ne suis pas un tueur.
En 1988, M. Kerharo, nouveau responsable des engagements
à la Délégation de Charente Maritime, découvre
un certain nombre de dossiers initiés par la caisse de Saintes
qui méritent, pour le moins, une attention toute particulière
et met un terme aux modalités d'études de dossiers
qui s'étaient établies entrer entre M. Menet et l'ancien
responsable des engagements - lui même actionnaire de société,
ce que découvrira plus tard Quarti !. Les relations entre
René Quarti et M. Menet vont dès lors se détériorer
celui ci n'ayant plus les mains libres, se sentant surveillé,
nourrissant à juste titre quelques craintes !
En Octobre 1990, je suis dans l'obligation d'adresser
à M. Menet un nouveau rappel à l'ordre au sujet des
contentieux de sa caisse. Opération que Quarti continue à
piloter mais que Menet continue à ignorer :
Considérant votre absence à la réunion
provoquée par M. Quarti [concernant les contentieux] comme
inadmissible je vous prie de lui présenter des excuses et
de lui faire part sans délai des mesures que vous avez prises
afin de maîtriser les contentieux..
Non seulement il y a ce problème des contentieux de la caisse
de Saintes, mais encore des travaux à la caisse effectuées
hors des procédures habituelles et pour une part non négligeable
par une entreprise dont Madame Menet est actionnaire ! Toujours
des participations dans des sociétés de promotion
immobilière ! La première leçon n'a servi à
rien, à ceci près que les participations se font désormais
sous le nom de Madame Menet. Et des rumeurs sur ses absences fréquentes
... La seule façon d'en avoir le cur net, sur cette
rumeur qui enfle est d'envoyer l'inspection à Saintes et
de prendre les mesures éventuelles qui s'imposeront au vu
du rapport selon les procédures habituelles, les procédures
normales, celles de la vieille école, qui respecte le droit
de la défense, une procédure honnête (donc ringarde).
Missionné (volontaire) pour constituer un
dossier contre Quarti, M. Menet revient vers les Présidents
avec des soi disantes attestations confirmant la rumeur. Ces attestations
sont signées par des entrepreneurs avec qui Menet est en
relation ! ainsi Mr H, qui attestera que l'escalier retiré
des bureaux de la Délégation fut posé chez
Mr Quarti, dirige une entreprise dans laquelle Menet est associé.
Bien entendu cet escalier n'est pas chez Quarti : il a été
posé dans un cabinet médical par un artisan qui en
a fait la demande au cours d'une réunion de chantier. Tout
est à l'avenant ! Une manipulation pure et simple de Menet,
la rumeur comme les "preuves". Un dossier Bidon. La fin
justifie les moyens.
Quarti en savait trop, certainement beaucoup trop.
Un vrai danger pour nos fins limiers. Hors de question qu'il reste
dans l'entreprise un témoin qui pourrait s'avérer
particulièrement gênant, dangereux. Quarti a été
ainsi mis sur "la liste" et viré comme un chien
et non pas muté d'office comme les autres cadres !
En récompense de son bon "travail"
Menet a accédé aux hautes responsabilités du
CMO, conformément à l'équité mutualiste,
version vendéenne. Il sera délégué pour
la Charente Maritime et vogue le galère
Quant à Louvel qu'est il allé faire
dans cette galère ? Comment un Directeur des Relations Humaines
peut-il accepter de collaborer à une telle magouille ? A-t-il
été atteint par des propos aigres doux au sujet de
la montagne de contentieux provisionnés au terme de l'opération
menée par Quarti ? Une grosse tâche sur son bilan de
délégué, au point de participer à ce
genre d'opération abracadabrantesque ? Avait-il peur que
certains dossiers soient déterrés ? Où est
ce pour sauver sa tête, faire allégeance aux nouveaux
patrons ? Je ne sais mais il lui fallait être très
motivé pour accepter cette basse besogne, prendre part à
cette triste mascarade.
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