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Arrivé : J'aime à dire que
je suis tombé dans la marmite en venant au monde.
Mon arrière grand père était l'un des fondateurs
de la caisse de Treize Septiers. Il s'agissait d'aider ceux qui
avaient vraiment besoin d'argent. Mon grand père a pris
la suite puis mon père et moi naturellement. C'est tout simplement
un façon d être au service des autres, de participer
à la vie locale. (extrait du Livre
L'Argent Solidaire).
Du Privilège de la Naissance
Charité/mutualité bien ordonnée
commence par soi même ... c'est bien connu.
Il y en qui naissent blancs, d'autres noirs d'autres encore mutualistes,
à Treize
Septiers tout au moins ! Ce n'est pas donné au commun
des mortels. C'est une caste a part, une caste supérieure.
En dessous, bien en dessous il y a les salariés dont le rôle
est de dire chaque matin leur reconnaissance aux Administrateurs,
de travailler pour leur offrir leurs avantages et de se taire, de
courber l'échine. Il ne leur est pas recommandé de
faire part de leur opinions politiques, religieuses, culturelles
etc. Il est encore plus mal vu d'être élu dans un conseil
municipal ou dans une association ça c'est le rôle
des Administrateurs, détenteurs de la vérité,
gardien de la morale
En quelque sorte les Ayatollahs et les
sous citoyens.
Plus d'un - salarié - d'ailleurs sont des élus
locaux, ce qui complique encore le lien non seulement avec les clients
mais également avec les administrateurs dont ce serait plutôt
la place confirme bien notre historien de l'Argent Solidaire
! (page 105)
Et cette caste de mutualistes a du savoir faire,
du savoir prendre. C'est inné si tu es tombé dans
la bonne marmite !
Fric Frac Boum !
Il faut le reconnaître humblement, "eux
autres" ont ce savoir faire, ce savoir prendre : prendre place
dans les fauteuils qu'ils ont vidés, les voitures, les voyages
etc. Et moi, comme tous ceux avec qui j'ai eu le plaisir de travailler,
si je sais entreprendre - reconstruire le CMO par exemple - naïvement
je n'ai jamais su "Prendre". Le plaisir d'entreprendre,
de créer pour les sociétaires, pour l'économie
régionale était ma meilleure récompense. Honnêteté
coupable, naïveté impardonnable cachant une incompétence
évidente qui se devait d'être sanctionnée.
Savoir prendre et vite. Pour preuve une décision
du Conseil d'Administration de la Caisse Fédérale:
la rémunération de Monsieur Joguet fixée
à 15.000 FF net mensuel depuis le 1er Janvier 1992 est portée
à compter du 1er Octobre 1992 et pour une durée d'un
an à 15.450 FF soit un brut mensuel de 18.816 FF
(soit 225.792 FF par an)
La rémunération de Monsieur Daurensan d'un
montant de 700.000 FF est portée à compter du 1er
octobre 1992 et pour une durée d'un an à 770.000 FF
a titre de comparaison au terme de 13 ans, je venais d'obtenir un
salaire de 700.000 FF. En moins d'un an Daurensan s'envoie 70.000
F de mieux.
Je suis rentré au Crédit Mutuel Océan
pour 1950 points banquaires et ma vieille Peugeot 504 rouge. C'est
tout ? me demandera un élu du Comité d'Entreprise.
A partir de 1985, j'ai obtenu des bureaux et des Présidents
des augmentations programmées sur plusieurs années
: 2.760 points en 1988, 3.060 en 1989 et 3.480 en 1990 soit 681.000
FF Brut dont 19.500 au titre d'avantages en nature pour la voiture
de fonction.
Monsieur Arrivé, quant à lui, se cache dans une filiale
avec un job fictif, pour toucher la même rémunération
- il n'est même plus question d'indemnités - que son
collègue de la Caisse Fédérale puisque la Fédération,
qui est une association, ne peut le rémunérer directement.
Une rémunération qui permet plus que d'améliorer
l'Ordinaire ! Plus voiture de fonction. Dès le mois de juin
1991, Arrivé a pris celle qui m'était attribuée
et Joguet celle de René Quarti. En 2001 ils viennent de s'offrir
des Peugeot 607 qui en outre ne serait, paraît-il, pas déclarées
comme véhicules de fonction mais comme véhicules de
service ! Et aussi de se payer un voyage, en famille, aux États
Unis avec leurs collègues Administrateurs.
Si beaucoup d'administrateurs passent leur temps à se demander
à quoi ils servent, certains savent au moins a quoi ça
sert le Crédit Mutuel
Allons les gars gai, gai, Allons
les gars gaiement ( air bien connu )
Bien entendu sur tous ces excès juridiques,
moraux et financiers la Confédération du Crédit
Mutuel, dont ce serait pourtant le rôle, ne dit manifestement
rien puisque la fête continue comme le titre un bouquin célèbre
Pendant les affaires les affaires continuent. Elle admet
que les administrateurs puissent bafouer les statuts, les règlements
intérieurs les principes de base de la mutualité.
Qui ne dit mot consent.
Pourtant en 1991 les Statuts de la Fédération
et de la Caisse Fédérale du CMO, comme le règlement
intérieur interdisent formellement a tout administrateur
d'être salarié, en conformité avec les principes
de la Mutualité.
La charte de l'élu adoptée par la
Confédération du Crédit Mutuel précise
:
un Président qui consacre tout ou partie de son
temps - subissant de ce fait une perte de revenu - pourra être
dédommagé, il faut donc qu'il y ait la preuve
de la perte revenu.
Principes que l'on retrouve réaffirmés
dans le nouveau Code de la Mutualité :
Les fonctions de membre du conseil d'administration sont
gratuites. Toutefois l'Assemblée Générale peut
décider exceptionnellement d'allouer annuellement une indemnité
a ceux des administrateurs qui à raison des attributions
importantes qui leur sont confiées supportent des sujétions
particulièrement importantes.
Il est interdit aux administrateurs de prendre ou de conserver
un intérêt direct ou indirect dans une entreprise ayant
traité avec la mutuelle ou dans un marché passé
avec celle ci. Il leur est également interdit de faire partie
du personnel rétribué ou de percevoir a quelque titre
que ce soit et sous quelque forme que ce soit des rémunérations
à l'occasion du fonctionnement de la mutuelle ...
mais ils n'ont pas eu la chance de naître dans la marmite
ces pauvres Administrateurs qui ne peuvent se faire rétribuer
!
L'Addition Magique
La marmite "bénévole"
dégouline de nombreux millions de francs :
Salaires des Présidents 225.000 FF
(en 1991) pour chaque Président sans oublier le Président
de la Caisse Agricole qui "touche" aussi.
- Voitures de fonction (607 Peugeot)
- Voyages d'agréments et en famille
- Restaurants et autres diverses indemnités
- Indemnités versées aux "licenciés"
politique
- Salaires des cadres mis en quarantaine,
au rancard
- Frais d'avocats parisiens et de procès
perdus
- Salaires bonifiés pour les bons et
fidèles serviteurs
- Le livre L'Argent Solidaire
- etc. etc.
Total : quelques quelques millions de Francs
et même quelques millions d'Euros pour la satisfaction personnelle
de quelques Administrateurs payés avec l'argent des sociétaires.
De bien mauvaises langues feront remarquer que le Conseil de la Concurrence
a condamné le CMO pour entente illicite s'étant
engagé à ne pas proposer la renégociation de
prêts immobiliers aux clients des autres réseaux,
mais faudrait pas déconner
si n'importe qui pouvait "profiter"
du CMO, Ben alors !!!!
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