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Convergences
Ailleurs on parlerait de Main basse sur la société,
d'abus de bien sociaux, d'illégalité, de non respect
des statuts voire de fausse déclarations fiscales ... par
contre pas de problèmes de fonds secrets pour aller en voyages
le CMO règle les factures sur ordre.
Tout naturellement au fil de la plume pourrait s'inscrire
leur fameuse formule :
En abusant de la position
que vous déteniez dans l'entreprise, vous avez obtenu ou
tenté d'obtenir des rémunérations et avantages
exorbitants pour vous, voir des conditions avantageuses pour des
entreprises familiales ou qui pourraient l'être travaillant
pour le groupe CMO ou susceptibles de le faire.
Dans la revue de la Confédération
du Crédit Mutuel "Convergences", N°7 du mois
d'Octobre 1993, Monsieur Arrivé se vantait d'avoir fait trois
cent mètres dans sa vie et d'être un fana
de la conduite de gros camions précisément chez sa
fille et son gendre qui ont une entreprise de transport (STAD) dont
il est associé. Une simple visite au Greffe du
Tribunal de Commerce ne sera pas inutile : voilà un Président
qui n'a pas froid aux yeux
. puisque le bilan 1993 de STAD
laisse apparaître une perte consolidée de 779.000 FF
pour un capital de 60.000 FF et en 1994 Monsieur Arrivé abandonnera
son compte courant d'associé de 89.4085 FF. Vous avez dit
: convergences ?
Mange La Soupe !
En 1990 le CMO est entièrement construit.
J'ai fait ce que j'avais envisagé - et plus et mieux - j'avais
décidé de le quitter en 1992, après le bac
de notre troisième enfant, n'ayant jamais eu l'idée
d'y rester jusqu'à ma retraite. Nos trois enfants étudiants,
nous nous trouvions d'autant plus libres dans la recherche d'un
autre poste. J'avais une double motivation : d'une part le désir
de connaître autre chose, de relever d'autres défis
d'autre part l'envie de plus en plus forte de quitter le CMO depuis
l'arrivée des nouveaux Présidents, dont le seul souci
depuis leur "élection" était leur statut
et leurs avantages.
J'avais deux solutions :
- Avaler la soupe, favoriser l'attribution de leurs
indemnités et avantages au terme d'un marchandage d'une
dignité évidente : "d'accord pour vos indemnités,
en contrepartie voici le salaire que je veux", par exemple
770.000 F comme Daurensan, et il n'y aurait jamais eu de complot.
Mais cette idée m'était insupportable : vieux reste
"ridicule" d'honnêteté, obligation de bafouer
statuts et règlements et devoir passer des années
ensemble
à manger de cette soupe !
- Envisager une sortie négociée
avec les Conseils en leur disant "Je vais quitter dans quelques
mois, le temps de trouver une autre fonction". J'avais retenu
cette hypothèse et m'apprêtais à le faire
sans doute en Juin 1991 à l'occasion de l'Assemblée
Générale.
Si bien que quand le complot éclate je reste
muet. Ils viennent de montrer leur vrai visage et confirment au
delà de tout ce que je pouvais penser leur vision du Mutualisme.
La presse, les chefs d'entreprises, la plupart des élus politiques
- à l 'exception du Président du Conseil Général
de Vendée très, très occupé
. -
un nombre considérable de salariés me solliciteront
pour réagir, entreprendre des actions. Je refuserai toutes
ces aides et resterai muet. Je n'ai pas envisagé 5 secondes
de revenir. Car se battre, parler, attaquer sans avoir la volonté
de revenir ne signifiait rien. J'ai seulement sollicité la
Confédération, le Président Pflimlin afin qu'une
solution financière soit trouvée rapidement... Ne
dites rien à la presse, nous allons trouver une solution.
Il n avait qu'un seul objectif que toutes ces magouilles ne s'étalent
pas au grand jour dans la presse. Bien entendu le le Président
Pflimlin ne bougera pas sauf six mois après, par peur du
procès qui allait s'ouvrir et sous la pression syndicale.
Quelques mois plus tard, au téléphone,
une voix amie m'a dit Je viens d'entendre Joguet dire à
Arrivé "on n'a rien trouvé". Ils
avaient fait des recherches sur mes comptes bancaires pour trouver
de quoi alimenter éventuellement un dossier de licenciement.
Être honnête, ne pas faire payer par l'entreprise des
frais familiaux, voyages, restaurants ou autres. Ils leur étaient
difficile d'imaginer que cela pouvait exister. Ils ont du penser
"ben alors avions bien fait de changer les joueurs".
Quand je suis arrivé au CMO, un contrat de
travail avait été signé par les Présidents
- le même contrat dont je bénéficiais comme
cadre direction du CMB. Eux autres quand ils m'ont viré ont
dit y a pas de contrat qui tienne. Puis ils ont
indiqué, signé aux ASSEDIC que c'est moi qui avait
démissionné ; les statuts interdisant tout salaire
aux élus, y ont dit y a pas de statuts qui tiennent ; voulions
des voitures ? y a qu' virer ceux qui en ont et s'asseoir dedans,
- et pas besoin de faire des déclarations aux truc des impôts
hein ? ; voulions des voyages ? ben en faisons. Et ce gars Quarti
qui pourrait ben dire des choses sur nos p'tits copains, dehors
!
N'étant plus à un mensonge près
- pour essayer de se justifier - ils feront aussi courir le bruit
que je suis franc maçon ou que je suis en instance de divorce
! Plusieurs de mes amis du CMO m'en feront part, ahuris et un peu
inquiets tout de même !
Y respections bien les gens au CMO
c'est t y pas vrai mon ami Joseph ?
L'avions toujours dit : le bénévolat est enrichissant
à tous points de vue !
ALLELUIA..ALLELUIA
Car Les prières ne manquent pas, montant
du fond de la marmite. Joguet travaille en 1991 à l'Evêché
de Vendée, installé à Luçon -
Pierre Arrivé a un frère prêtre qui dans a la
fin d'une audience au tribunal de la Roche sur Yon opposant le CMO
à un directeur d'agence - car les procès ont fleuri
depuis 1991 - avait dit à ce directeur je vous demande
pardon pour le mal que ma famille vous a fait"
Mais aussi, dans cette marmite qui dégouline
de nourritures terrestres, cette lettre adressée à
mon épouse par la femme d'un administrateur éminent
:
Le 24 octobre 1991
Chère Madame,
par amitié pour vous, je ne peux
pas laisser votre lettre sans réponse sachez Madame Le Berre,
que lorsque j'ai appris le départ de votre mari du Crédit
Mutuel, ma pensée est allée vers vous et votre famille
et ma première réaction a été de prier
pour vous. Je comprends votre peine et votre désarroi devant
cette situation. Je n'ai pas à discuter sur le sujet et ma
discrétion fait que je n'en ai rien à dire. Certes
je crois votre peine réelle et je souhaite vivement un nouvel
emploi pour votre mari. Peut être allez vous reprendre votre
profession. Chère madame, mon amitié pour vous demeure
ainsi que pour les vôtres et soyez assurée de mes prières.
Bon courage.
Mme A
.
PS je ne sais pas si vous avez su que notre fils a été
ordonné prêtre le 29 juin dernier. Il termine à
Rome sa thèse de théologie
Je ne sais pas si Dieu y reconnaîtra les siens,
mais "Tartuffe l'imposteur" certainement. Si Molière
est éternel, ce qu'il met en scène aussi :
L'hypocrisie est un vice à la mode
et tous les vices à la mode passent pour vertu. Le personnage
d'homme de bien est le meilleur de tous les personnages qu'on puisse
jouer aujourd'hui et la profession d'hypocrite a de merveilleux
avantages .
C'est un art de qui l'imposture est toujours respectée et
quoiqu'on la découvre on n'ose rien dire contre elle
l'hypocrisie est un vice privilégié qui de sa main
ferme la bouche a tout le monde et jouit en repos d'une impunité
souveraine
.
Combien crois tu que j'en connaisse qui par ce stratagème
ont rhabillé adroitement les désordres de leur jeunesse
qui se sont fait un bouclier du manteau de la religion et sous cet
habit respecté ont la permission d'être les plus méchants
hommes du monde
"
- Don Juan acte V -
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