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Morceaux Choisis
L'Interview Virtuelle

Préambule
Les Evénements de 1991
La Danse du Scalp
Rumeurs en
Charente Maritime
Les Années 1978/1990
Les Caisses Rurales
Premières Années
Les Années de Création
Conclusion
La Marmite Magique

Notes sur les statuts du
Crédit Mutuel
L'histoire “Officielle”

   
 

 

La Marmite
 
La Marmite Magique !
Convergence
Associations ...
 

 

 

La Marmite Magique
 

 

Convergences

Ailleurs on parlerait de Main basse sur la société, d'abus de bien sociaux, d'illégalité, de non respect des statuts voire de fausse déclarations fiscales ... par contre pas de problèmes de fonds secrets pour aller en voyages … le CMO règle les factures sur ordre.

Tout naturellement au fil de la plume pourrait s'inscrire leur fameuse formule :

En abusant de la position que vous déteniez dans l'entreprise, vous avez obtenu ou tenté d'obtenir des rémunérations et avantages exorbitants pour vous, voir des conditions avantageuses pour des entreprises familiales ou qui pourraient l'être travaillant pour le groupe CMO ou susceptibles de le faire.

Dans la revue de la Confédération du Crédit Mutuel "Convergences", N°7 du mois d'Octobre 1993, Monsieur Arrivé se vantait d'avoir fait trois cent mètres dans sa vie “et d'être un fana de la conduite de gros camions précisément chez sa fille et son gendre qui ont une entreprise de transport (STAD) dont il est associé”. Une simple visite au Greffe du Tribunal de Commerce ne sera pas inutile : voilà un Président qui n'a pas froid aux yeux …. puisque le bilan 1993 de STAD laisse apparaître une perte consolidée de 779.000 FF pour un capital de 60.000 FF et en 1994 Monsieur Arrivé abandonnera son compte courant d'associé de 89.4085 FF. Vous avez dit : convergences ?

Mange La Soupe !

En 1990 le CMO est entièrement construit. J'ai fait ce que j'avais envisagé - et plus et mieux - j'avais décidé de le quitter en 1992, après le bac de notre troisième enfant, n'ayant jamais eu l'idée d'y rester jusqu'à ma retraite. Nos trois enfants étudiants, nous nous trouvions d'autant plus libres dans la recherche d'un autre poste. J'avais une double motivation : d'une part le désir de connaître autre chose, de relever d'autres défis d'autre part l'envie de plus en plus forte de quitter le CMO depuis l'arrivée des nouveaux Présidents, dont le seul souci depuis leur "élection" était leur statut et leurs avantages.

J'avais deux solutions :

  1. Avaler la soupe, favoriser l'attribution de leurs indemnités et avantages au terme d'un marchandage d'une dignité évidente : "d'accord pour vos indemnités, en contrepartie voici le salaire que je veux", par exemple 770.000 F comme Daurensan, et il n'y aurait jamais eu de complot. Mais cette idée m'était insupportable : vieux reste "ridicule" d'honnêteté, obligation de bafouer statuts et règlements et devoir passer des années ensemble … à manger de cette soupe !

  2. Envisager une sortie négociée avec les Conseils en leur disant "Je vais quitter dans quelques mois, le temps de trouver une autre fonction". J'avais retenu cette hypothèse et m'apprêtais à le faire sans doute en Juin 1991 à l'occasion de l'Assemblée Générale.

Si bien que quand le complot éclate je reste muet. Ils viennent de montrer leur vrai visage et confirment au delà de tout ce que je pouvais penser leur vision du Mutualisme. La presse, les chefs d'entreprises, la plupart des élus politiques - à l 'exception du Président du Conseil Général de Vendée très, très occupé…. - un nombre considérable de salariés me solliciteront pour réagir, entreprendre des actions. Je refuserai toutes ces aides et resterai muet. Je n'ai pas envisagé 5 secondes de revenir. Car se battre, parler, attaquer sans avoir la volonté de revenir ne signifiait rien. J'ai seulement sollicité la Confédération, le Président Pflimlin afin qu'une solution financière soit trouvée rapidement... “Ne dites rien à la presse, nous allons trouver une solution”. Il n avait qu'un seul objectif que toutes ces magouilles ne s'étalent pas au grand jour dans la presse. Bien entendu le le Président Pflimlin ne bougera pas sauf six mois après, par peur du procès qui allait s'ouvrir et sous la pression syndicale.

Quelques mois plus tard, au téléphone, une voix amie m'a dit “Je viens d'entendre Joguet dire à Arrivé "on n'a rien trouvé"”. Ils avaient fait des recherches sur mes comptes bancaires pour trouver de quoi alimenter éventuellement un dossier de licenciement. Être honnête, ne pas faire payer par l'entreprise des frais familiaux, voyages, restaurants ou autres. Ils leur étaient difficile d'imaginer que cela pouvait exister. Ils ont du penser "ben alors avions bien fait de changer les joueurs".

Quand je suis arrivé au CMO, un contrat de travail avait été signé par les Présidents - le même contrat dont je bénéficiais comme cadre direction du CMB. Eux autres quand ils m'ont viré ont dit “y a pas de contrat qui tienne”. Puis ils ont indiqué, signé aux ASSEDIC que c'est moi qui avait démissionné ; les statuts interdisant tout salaire aux élus, y ont dit y a pas de statuts qui tiennent ; voulions des voitures ? y a qu' virer ceux qui en ont et s'asseoir dedans, - et pas besoin de faire des déclarations aux truc des impôts hein ? ; voulions des voyages ? ben en faisons. Et ce gars Quarti qui pourrait ben dire des choses sur nos p'tits copains, dehors !

N'étant plus à un mensonge près - pour essayer de se justifier - ils feront aussi courir le bruit que je suis franc maçon ou que je suis en instance de divorce ! Plusieurs de mes amis du CMO m'en feront part, ahuris et un peu inquiets tout de même !

Y respections bien les gens au CMO c'est t y pas vrai mon ami Joseph ?
L'avions toujours dit : le bénévolat est enrichissant à tous points de vue !

ALLELUIA..ALLELUIA

Car Les prières ne manquent pas, montant du fond de la marmite. Joguet travaille en 1991 à l'Evêché de Vendée, installé à Luçon -
Pierre Arrivé a un frère prêtre qui dans a la fin d'une audience au tribunal de la Roche sur Yon opposant le CMO à un directeur d'agence - car les procès ont fleuri depuis 1991 - avait dit à ce directeur “je vous demande pardon pour le mal que ma famille vous a fait"

Mais aussi, dans cette marmite qui dégouline de nourritures terrestres, cette lettre adressée à mon épouse par la femme d'un administrateur éminent :

Le 24 octobre 1991
Chère Madame,

par amitié pour vous, je ne peux pas laisser votre lettre sans réponse sachez Madame Le Berre, que lorsque j'ai appris le départ de votre mari du Crédit Mutuel, ma pensée est allée vers vous et votre famille et ma première réaction a été de prier pour vous. Je comprends votre peine et votre désarroi devant cette situation. Je n'ai pas à discuter sur le sujet et ma discrétion fait que je n'en ai rien à dire. Certes je crois votre peine réelle et je souhaite vivement un nouvel emploi pour votre mari. Peut être allez vous reprendre votre profession. Chère madame, mon amitié pour vous demeure ainsi que pour les vôtres et soyez assurée de mes prières. Bon courage.
Mme A….
PS je ne sais pas si vous avez su que notre fils a été ordonné prêtre le 29 juin dernier. Il termine à Rome sa thèse de théologie”

Je ne sais pas si Dieu y reconnaîtra les siens, mais "Tartuffe l'imposteur" certainement. Si Molière est éternel, ce qu'il met en scène aussi :

L'hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices à la mode passent pour vertu. Le personnage d'homme de bien est le meilleur de tous les personnages qu'on puisse jouer aujourd'hui et la profession d'hypocrite a de merveilleux avantages .
C'est un art de qui l'imposture est toujours respectée et quoiqu'on la découvre on n'ose rien dire contre elle … l'hypocrisie est un vice privilégié qui de sa main ferme la bouche a tout le monde et jouit en repos d'une impunité souveraine….
Combien crois tu que j'en connaisse qui par ce stratagème ont rhabillé adroitement les désordres de leur jeunesse qui se sont fait un bouclier du manteau de la religion et sous cet habit respecté ont la permission d'être les plus méchants hommes du monde…
"
- Don Juan acte V -


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